La chasse est-elle durable ?

La pratique de la chasse en France a connu des jours meilleurs. Baisse du nombre d’adhérents, dégâts de gibiers dans les cultures en augmentation, campagne de communication de la fédération tournée en dérision ou encore emballement médiatique viral lorsque des accidents (encore trop nombreux) qui se produisent sur notre territoire.

Pourtant la France a besoin de la chasse et de ses chasseurs. Sans eux, elle serait obligée d’employer des fonctionnaires pour la régulation des espèces, l’entretien des forêts et des chemins, le traitement du gibier etc. Tout ceci sans compter sur le formidable lien social que créée la pratique de la chasse dans les milieux ruraux, comme le rappelle Madame Marie Martin la maire de La Croix-Sur-Roudoule (Alpes-Maritimes) : “ les chasseurs participent activement à l’animation de son village surtout en période hivernale [...] et certains sont même venus s’y installer” dans un reportage de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.


Alors si la chasse continue d’animer 1,1 millions de passionnés chaque année, elle suscite toujours de nombreuses critiques. Comment alors moderniser à la fois ce patrimoine culturel et cette pratique bien vivante, en s'adaptant au problématique notre siècle ?


La pêche durable soutenue par des ONG telle que GreenPeace, ou des start-up comme Poiscaille, le circuit court de la mer, est aujourd’hui bien entrée dans nos modes de consommations. Il est fort probable que vous ayez déjà acheté du poisson sauvage issu de la pêche durable respectant des normes et des labels strictes comme celui créé par le MSC incluant le maintien des populations sauvages, la préservation des éco-système sous-marin, et la juste rémunération des pêcheurs.


Alors qu’en est-il de la chasse ?

Il n’y a jamais eu autant de grands gibiers en france.

Les plans de chasse (autorisation du nombre de prélèvement) maximum et parfois minimum de chasse sont encadrés par l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), pour un territoire donné, et selon des critères qualitatifs, tels que le sexe, l’âge ou le poids.  Ces plans très strictes permettent une excellente gestion des populations : on estime par exemple que 10 départements au moins on vu leur population de cervidés multipliée de 2 à 4 en 5 ans. Les effectifs ont même été multipliés par 11 en vingt cinq ans dans les départements alpins et par 9 dans les départements pyrénéens.

La chasse permet donc une gestion très durable des espèces sans destruction de leur habitat naturel.

population de cerf élaphe Nemrod gibier terrine

La chasse c’est zéro émission de CO2.

Le gibier sauvage naît, se nourrit et grandi exclusivement dans la nature sans aucune intervention humaine n’engendrant ainsi pas la moindre émission de gaz à effets de serre. De plus les forêts françaises qui recouvrent tout de même un tiers de notre territoire, ont l’avantage d’être très accessibles et extrêmement bien entretenues. De fait plus de 90% des chasseurs n’ont pas besoin d’aller bien loin pour trouver du gibier et chassent ainsi uniquement dans leur département, ce qui a pour conséquence de limiter les déplacements et la pollution. Enfin le traitement du gibier et la préparation de sa viande sont en règle générale réalisés sur place, fournissant ainsi un produit naturel, de saison et local !

massif des vosges paysage nemrod terrine gibier sauvage

La chasse possède ainsi tous les attributs pour une consommation plus responsable et plus durable de la viande. A ceux qui souhaitent manger moins de viande issue d’élevage dans la plupart des cas très énergivore, le gibier peut se révéler comme une alternative juste, naturelle et savoureuse.

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